28 octobre 2009

"L'information que je partage est un pouvoir que je me crée"

Avec Internet, "ceux qui travaillent plus, qui auront des idées, seront visibles."

 

"L'information que je partage est un pouvoir que je me crée."

 

Ces propos sont issus d'une interview de Benoît Thieulin, directeur de Netscouade, dans Le Monde. Qui est-ce ? Le concepteur du futur site du PS : LaCooPol.fr, qui devrait bientôt voir le jour, région par région. Un site, dites-vous ? Plus que ça : un réseau social.

 

Benoît Thieulin en explique les objectifs :

  • Le premier est de faciliter le travail des fédérations et des sections grâce à des agendas collectifs, des outils de remontée de l'information...
  • Le second : favoriser les débats. Les réseaux sociaux de chacune des sections seront interconnectés. Les membres pourront donc, grâce à des outils d'échange, créer des groupes de discussions thématiques.
  • Le troisième : ouvrir le site sur l'extérieur. Et oui, pourquoi pas ?

 

Au-delà de la dimension politique, ce qui m'intéresse le plus, ce sont les conceptions énoncées par Benoît Thieulin en tête de cet article.

 

Lorsque l'on voit ce projet, on a d'abord tendance à se dire qu'effectivement, encore une fois, Internet révolutionne l'information. Cette dernière n'appartient plus à une sphère privilégiée (notamment ici en politique) mais à tous, elle circule.

 

Pourtant, les propos de Benoît Thieulin me laissent entrevoir une autre approche... Auparavant, le pouvoir d'informer était réservé aux journalistes. Aujourd'hui, chacun se l'approprie et c'est à celui qui le fera le premier.

 

J'informe donc je suis. Je partage donc je suis.

En fait, si on y réfléchit, ça ne fait que reproduire un schéma classique : pour être reconnu, je dois montrer. Et je dois montrer que je sais... On le voit en entreprise par exemple, où la reconnaissance passe par le faire savoir (parfois plus que par le savoir lui-même). "Il faut savoir te vendre", ai-je déjà entendu.

 

Mais revenons à Internet. On nous vante le web 2.0, les valeurs de partage, les communautés, les amis... On nous explique la solidarité, le collectif. Pourtant... je suis tentée de croire que... Non... Quoique... Allez, je me lance... Et si derrière tout ça, se cachait seulement... l'individualisme, pur et dur. Je me montre. Les autres sont là pour me voir... et m'applaudir (c'est encore mieux !).

 

Alors Internet : une révolution ou un moyen de plus pour se faire valoir ?

 


Ecrit par Nolwenn Neveu

Fiction : "Pourquoi les frères Coen snoberaient-ils le scénario Villepin ?"

Vous n'y croyez pas ? Pourtant je voudrais devenir producteur d'une série ou d'un film, comme vous pouvez le faire avec Moozies ou avec les aventures de Petit-Jean. C'est pour ça que j'en ai parlé aux frères Coen.

 

Je résume.

 

Petit-Jean est un joli garçon blond, un peu fils à papa avec des chemises en vichy rose. La presse a récemment raconté comment il a longtemps cru que c'était Noël tous les jours, même en début d'automne.

Déjà, l'année dernière, en épousant la fille de l'empereur des machines à laver et des frigos réunis, il s'était assuré la possibilité de ne jamais manquer de linge propre ou de glaçons frais.

Depuis, son appétit s'était un peu aiguisé ce qui est bon pour dramatiser le scénario : en jouant avec  sa grand-mère, le garçon a acquis la conviction que la rue de la Paix ne valait plus un clou, pareil pour l'avenue Georges V. Il lui fallait donc un Monopoly grandeur nature.
Révélation et changement de plan : c'est alors que papa se serait arrangé pour qu'il puisse jouer à satiété avec les buildings de la Défense.
Ensuite, superbe flashback avec l'empilement des immeubles. Il lui rappellerait les Lego avec lesquels il faisait mumuse, il y a peu sur les moquettes du ministère de l'Intérieur dont Papa était alors le patron.

Au fait, il construisait quoi des commissariats ou des prisons ?

Peu importe car Petit-Jean a capitulé. Il ne veut plus jouer au Monopoly et faute de suspens, il n'y a plus d'histoire. Car on ne sait même pas s'il trompe sa jeune femme avec Alliot-Marie, Christine Lagarde, Bachelot, Mme Balkany... alors que ça aurait pimenté la narration.

 

Bref, j'étais revenu à mon point de départ. Coen baillait. Moi, j'avais remué une tonne de paperasses. Mais je n'avais toujours ni situation ni personnages lorsque j'ai pensé à ceci.

 

Supposons que je fabrique un petit génie des maths, un gars tordu qui pige l'informatique et peut en faire jaillir des faux listings qui ont la même allure que des vrais. Ce gars vient du Liban. Ca fait plus romanesque. On pense tout de suite aux mystères de l'Orient, aux pulpeuses danseuses masquées qui exhibent leur nombril endiamanté, aux langueurs des crépuscules. Là-bas, sa famille fréquentait déjà des espions français. Le gars, c'est un jeune. Les spectatrices préfèrent. Le voici à la tête d'un centre de recherche ultra-secret. En même temps, il est tout proche de la sœur du Premier Ministre.

 

Ca me fait un début, mais ce n'est pas tout. Mon matheux fait miroiter sous le nez d'un maître espion la perspective qu'il puisse arrêter Ben Laden au cœur du désert. L'espion ne cille pas. Il est espion, fils d'espion. Mais, dedans, il bout. Il connaît les émirs, les bédouins, les présidents du Moyen Orient, leurs petites manies un peu crades.  Mais lui est un pur. Entre deux négos hard, c'est dans les dunes, qu'il se ressource, à moto. On le voit dans le soleil couchant, le keffieh au vent, genre Lawrence d'Arabie.


-    Beau, trop beau!
-    Attends, Coen, j'ai pas fini.
-    Heureusement. Y a du cul j'espère dans ton histoire.
-    Attends, le matheux, il a été proche de la sœur du Premier Ministre... Là dessus, on ne sait rien, mais on peut broder. Ce serait romantique. Pour corser, je propose qu'on mouille le Premier Ministre dans le truc. On en fait le centre d'un petit complot malsain. Avec les listes, le Premier peut avoir barre sur son collègue de l'Intérieur dont les ambitions déchirent tous les tapis de la République. Ouais. Il peut même empêcher le nabot tout en dents de décrocher l'Elysée. Le super complot.
-    Moi, je trouve pas. Aux Etats-Unis, tu aurais eu une prof de gym qui aurait trouvé la liste dans un vestiaire alors que celle-ci avait été oubliée par la femme de l'espion ou du ministre. La prof de gym aurait aussitôt vu dans les dossiers secrets un moyen financer ses nouveaux seins. Elle serait donc allé vendre ses "secrets"  à l'ambassade russe. Simultanément, la CIA aurait viré son espion. Il serait devenu alcoolique et paranoïaque. Sa femme serait partie avec un bellâtre qui en même temps aurait eu une affaire avec la nana de la salle de gym...
-    Bon et alors.
-    Alors t'aurais des cadavres dans les placards, des meurtres bien sanglants, du sexe, un truc genre Burn after Reading tandis que tes Français...
-    Mes Français, quoi ? J'ai prévu un super dénouement au tribunal, avec les avocats, les plaidoiries...
-    Justement, c'est comme ça les Français tout dans la gueule, rien dans les couilles. En plus, j'ai comme le sentiment d'avoir déjà vu tout ça quelque part. Et ce Villepin, quel snob, quel gland. Les Américains vont adorer le haïr.

 


Ecrit par Jean-Yves Ruaux

20 octobre 2009

Devenez co-producteur d'une fiction

Avec le site My major company, on pouvait produire, avec d'autres internautes, un nouveau chanteur : du vote au financement de l'album.

 

Désormais, avec le site Moozies.com, on peut aussi soutenir la production d'une fiction (unitaire, minisérie, documentaire, long métrage), du choix du scénario au financement de la réalisation. Le principe est simple : voter pour son projet préféré, investir... et pourquoi pas gagner de l'argent, en fonction du succès de la production.

 

A vous de jouer...

 

 

Ecrit par Nolwenn Neveu